Hanche Publié le 15/05/2026

Mal à la hanche en marchant : et si c’était la coxarthrose ?

Mal à la hanche en marchant : et si c’était la coxarthrose ?

L’essentiel à retenir

Une douleur de la hanche à la marche chez l’adulte après 50 ans est souvent le signe d’une coxarthrose (arthrose de la hanche). Cette pathologie touche environ 10% des personnes après 65 ans (source : HAS). Elle évolue progressivement et limite peu à peu les activités. Le diagnostic repose sur l’examen clinique et la radiographie. Le traitement est d’abord médical (kinésithérapie, antalgiques, perte de poids), puis chirurgical (prothèse totale de hanche) en cas d’évolution avancée. La PTH est l’une des chirurgies orthopédiques les plus réussies.


Reconnaître les symptômes de la coxarthrose

La coxarthrose se manifeste par des symptômes caractéristiques qui s’installent progressivement.

La douleur de hanche typique

Localisation :

  • Aine (zone inguinale) — la plus fréquente
  • Région trochantérienne (côté de la hanche)
  • Fesse (parfois)
  • Face antérieure de la cuisse, jusqu’au genou (douleur irradiée — attention au diagnostic)

Caractéristiques :

  • Douleur mécanique : déclenchée par la marche, l’effort
  • Amélioration au repos au début
  • Dérouillage matinal d’environ 10-20 minutes
  • Aggravation progressive sur plusieurs mois/années
  • Limitation du périmètre de marche (< 500 m, puis < 100 m)
  • Boiterie à l’effort puis permanente

La raideur articulaire

Limitation progressive des mouvements :

  • Rotation interne : limitée précocement (signe précoce caractéristique)
  • Abduction (écartement) : limitée
  • Flexion : limitée en stade avancé
  • Difficultés :

– Mettre ses chaussettes – Couper ses ongles de pieds – Monter en voiture – S’asseoir bas – Croiser les jambes

Le retentissement quotidien

  • Difficulté à marcher longtemps
  • Réveils nocturnes pour douleurs (stade avancé)
  • Boiterie
  • Limitation des activités sociales et sportives
  • Altération de la qualité de vie

Les causes de la coxarthrose

Coxarthrose primitive (50% des cas)

Sans cause identifiée, généralement liée à l’usure du cartilage avec l’âge.

Facteurs favorisants :

  • Âge : > 50 ans (mais possible plus tôt)
  • Hérédité : facteur important
  • Sexe féminin légèrement plus touché
  • Surpoids : facteur modifiable majeur
  • Sports d’impact intensifs sur la vie

Coxarthrose secondaire (50% des cas)

Conséquence d’une autre pathologie :

Anatomiques :

  • Dysplasie de la hanche : malformation infantile (cause fréquente chez la jeune femme)
  • Conflit fémoro-acétabulaire (cause récemment reconnue)
  • Inégalité de longueur des jambes

Acquises :

  • Ostéonécrose de la tête fémorale (cortisone, alcool, drépanocytose)
  • Séquelles de fractures
  • Inflammations (polyarthrite rhumatoïde)
  • Infections anciennes
  • Maladie de Paget

Le diagnostic de coxarthrose

L’examen clinique

Le chirurgien recherche :

  • Boiterie à la marche (boiterie d’esquive ou de Trendelenburg)
  • Limitation des mobilités (notamment rotation interne précoce)
  • Douleur à la palpation trochantérienne et inguinale
  • Tests spécifiques (test FABER, FADIR pour le conflit)
  • Évaluation de la longueur des jambes

Les examens d’imagerie

Radiographies (examen de référence) :

  • Bassin face en charge : vue d’ensemble
  • Faux profil de Lequesne : profil exact de chaque hanche

Signes radiographiques de coxarthrose :

  • Pincement articulaire (perte d’épaisseur du cartilage)
  • Ostéophytes (becs osseux)
  • Sclérose osseuse sous-chondrale
  • Géodes sous-chondrales
  • Évolution selon les stades de Kellgren et Lawrence (stades 1 à 4)

Autres examens (selon contexte) :

  • TDM : qualité osseuse, planification pré-opératoire
  • IRM : si suspicion d’ostéonécrose ou de conflit fémoro-acétabulaire
  • Bilan biologique : élimination d’une pathologie inflammatoire

Le traitement médical (en première intention)

Mesures hygiéno-diététiques

Perte de poids :

  • Facteur majeur d’amélioration
  • Chaque kilo perdu = 3-4 kg de moins sur la hanche
  • Bénéfice immédiat sur la douleur

Adaptation des activités :

  • Privilégier vélo, natation plutôt que course
  • Marche nordique avec bâtons (décharge partielle)
  • Marche en piscine, aquagym
  • Yoga, Pilates adaptés

Aides à la marche :

  • Canne dans la main opposée à la hanche douloureuse
  • Décharge partielle de l’articulation
  • Soulagement immédiat

Traitement médicamenteux

Antalgiques :

  • Paracétamol en première intention
  • Antalgiques de palier 2 (codéine, tramadol) si insuffisant
  • AINS ponctuels (durée courte, surveillance)

Anti-arthrosiques (efficacité modérée) :

  • Glucosamine, chondroïtine sulfate
  • Diacéréine

Infiltrations

Cortisone :

  • Réalisée sous échographie ou radioscopie
  • Effet rapide (24-48h) sur la douleur
  • Durée variable (semaines à mois)
  • Maximum 3 par an

Acide hyaluronique :

  • Moins efficace que pour le genou
  • Coût non remboursé

PRP (plasma riche en plaquettes) :

  • Indication discutée
  • Coût non remboursé

Kinésithérapie

Rôle essentiel :

  • Renforcement musculaire (fessiers, quadriceps)
  • Étirements (psoas, adducteurs)
  • Travail postural
  • Conseils sur l’hygiène articulaire
  • Programme à domicile

Quand envisager la chirurgie ?

La prothèse totale de hanche (PTH) est envisagée quand :

Symptômes invalidants :

  • Douleur permanente, y compris la nuit
  • Périmètre de marche < 500 m
  • Retentissement majeur sur la qualité de vie

Échec du traitement médical :

  • Au moins 6-12 mois de traitement bien conduit
  • Persistance des symptômes

Radiographies avancées :

  • Pincement majeur ou disparition de l’interligne
  • Stade 3-4 de Kellgren et Lawrence

Patient motivé :

  • Compréhension de la chirurgie et de la rééducation
  • Capacité à participer activement à la récupération

Pas d’âge limite formel

  • Âge moyen : 65-75 ans
  • Possible avant : selon symptômes et qualité de vie
  • Possible chez les sujets très âgés : selon état général

La prothèse totale de hanche

Cette intervention est détaillée dans notre article dédié sur la PTH, avec :

  • Les composants prothétiques
  • Le choix de la voie d’abord (antérieure ou postérieure)
  • La récupération mois par mois
  • Les résultats attendus
  • Les sports possibles à long terme

En résumé :

  • Intervention de 60-90 minutes sous anesthésie locorégionale
  • Hospitalisation : 1-3 nuits (parfois ambulatoire)
  • Marche le jour même ou le lendemain
  • Reprise des activités quotidiennes : 4-8 semaines
  • Disparition de la douleur dans 95% des cas
  • Durée de vie : 15-25 ans

Conseils pour ralentir l’évolution

Si vous êtes en début de coxarthrose, plusieurs mesures peuvent ralentir l’évolution :

Maintenir une activité physique adaptée

✅ Vélo (excellent pour la hanche) ✅ Natation (tous styles, brasse à modérer) ✅ Marche modérée ✅ Aquagym ❌ Course à pied intensive ❌ Sports d’impact répétés

Perdre du poids si surpoids

  • IMC < 25 idéalement
  • Perte de poids progressive
  • Suivi diététique si nécessaire

Soulager mécaniquement

  • Canne du côté opposé
  • Chaussures amortissantes
  • Adaptation du poste de travail

Surveiller régulièrement

  • Consultation annuelle si symptômes débutants
  • Radiographies de suivi
  • Adaptation des activités selon évolution

Questions fréquentes

À quel âge commence la coxarthrose ?

La coxarthrose primitive débute généralement après 50 ans. La forme secondaire (dysplasie, conflit) peut apparaître beaucoup plus tôt, parfois dès 30-40 ans. Le diagnostic et la prise en charge précoces sont importants pour ralentir l’évolution.

Faut-il attendre que la hanche soit “complètement usée” pour opérer ?

Non, ce serait une erreur. Une hanche très détruite donne une chirurgie plus complexe et une récupération plus difficile. L’idéal est d’opérer quand la douleur et la limitation fonctionnelle deviennent invalidantes, même si la radiographie n’est “que” au stade 3.

La coxarthrose se guérit-elle ?

Non, la coxarthrose ne se guérit pas. C’est une maladie évolutive. Cependant :

  • Son évolution peut être ralentie par l’hygiène de vie et la kinésithérapie
  • Les symptômes peuvent être soulagés par les traitements médicaux
  • La chirurgie (prothèse) résout définitivement le problème en remplaçant l’articulation

Quels sports puis-je continuer avec une coxarthrose ?

Privilégier les sports de décharge :

  • Vélo (excellent)
  • Natation
  • Aquagym
  • Marche modérée (canne si besoin)

À limiter :

  • Course à pied
  • Sports d’impact
  • Sports pivot

Combien coûte une prothèse de hanche ?

L’opération est intégralement remboursée par la Sécurité sociale et la mutuelle. Le Dr Moussadjy exerce en OPTAM-CO secteur 2, ce qui limite les dépassements d’honoraires. Un devis détaillé vous est remis en consultation pré-opératoire.

Pourrai-je refaire du sport après une prothèse ?

Oui, la grande majorité des patients reprend une activité physique régulière après prothèse de hanche : marche, vélo, natation, golf, randonnée. Les sports d’impact (course) et de contact sont déconseillés pour préserver la durée de vie de l’implant.


Conclusion

Une douleur de hanche à la marche chez l’adulte mérite une consultation orthopédique pour identifier sa cause. La coxarthrose est la principale responsable après 50 ans.

Une prise en charge précoce permet :

  • De ralentir l’évolution (perte de poids, kinésithérapie)
  • De soulager les symptômes (antalgiques, infiltrations)
  • De planifier la chirurgie au bon moment si nécessaire

La prothèse totale de hanche, en cas d’évolution avancée, offre d’excellents résultats avec une disparition de la douleur dans 95% des cas et un retour à une vie active normale.

Le Dr Moussadjy consulte à la Clinique Saint-Faron (Mareuil-lès-Meaux, 77) et à la Clinique Paris-Lilas (Les Lilas, 93).

Pour prendre rendez-vous : Doctolib ou par téléphone au 01 82 22 84 86.


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Le Dr Abdealy-Sheeraz Moussadjy est chirurgien orthopédiste accrédité HAS, ancien chef de clinique APHP (Hôpital Avicenne), membre de la SOFCOT et de la SFA, exerçant à Mareuil-lès-Meaux (77) et aux Lilas (93). Cet article a une valeur informative et ne se substitue pas à une consultation médicale personnalisée.

Mal à la hanche en marchant : et si c’était la coxarthrose ?

L’essentiel à retenir

Une douleur de la hanche à la marche chez l’adulte après 50 ans est souvent le signe d’une coxarthrose (arthrose de la hanche). Cette pathologie touche environ 10% des personnes après 65 ans (source : HAS). Elle évolue progressivement et limite peu à peu les activités. Le diagnostic repose sur l’examen clinique et la radiographie. Le traitement est d’abord médical (kinésithérapie, antalgiques, perte de poids), puis chirurgical (prothèse totale de hanche) en cas d’évolution avancée. La PTH est l’une des chirurgies orthopédiques les plus réussies.


Reconnaître les symptômes de la coxarthrose

La coxarthrose se manifeste par des symptômes caractéristiques qui s’installent progressivement.

La douleur de hanche typique

Localisation :

  • Aine (zone inguinale) — la plus fréquente
  • Région trochantérienne (côté de la hanche)
  • Fesse (parfois)
  • Face antérieure de la cuisse, jusqu’au genou (douleur irradiée — attention au diagnostic)

Caractéristiques :

  • Douleur mécanique : déclenchée par la marche, l’effort
  • Amélioration au repos au début
  • Dérouillage matinal d’environ 10-20 minutes
  • Aggravation progressive sur plusieurs mois/années
  • Limitation du périmètre de marche (< 500 m, puis < 100 m)
  • Boiterie à l’effort puis permanente

La raideur articulaire

Limitation progressive des mouvements :

  • Rotation interne : limitée précocement (signe précoce caractéristique)
  • Abduction (écartement) : limitée
  • Flexion : limitée en stade avancé
  • Difficultés :

– Mettre ses chaussettes – Couper ses ongles de pieds – Monter en voiture – S’asseoir bas – Croiser les jambes

Le retentissement quotidien

  • Difficulté à marcher longtemps
  • Réveils nocturnes pour douleurs (stade avancé)
  • Boiterie
  • Limitation des activités sociales et sportives
  • Altération de la qualité de vie

Les causes de la coxarthrose

Coxarthrose primitive (50% des cas)

Sans cause identifiée, généralement liée à l’usure du cartilage avec l’âge.

Facteurs favorisants :

  • Âge : > 50 ans (mais possible plus tôt)
  • Hérédité : facteur important
  • Sexe féminin légèrement plus touché
  • Surpoids : facteur modifiable majeur
  • Sports d’impact intensifs sur la vie

Coxarthrose secondaire (50% des cas)

Conséquence d’une autre pathologie :

Anatomiques :

  • Dysplasie de la hanche : malformation infantile (cause fréquente chez la jeune femme)
  • Conflit fémoro-acétabulaire (cause récemment reconnue)
  • Inégalité de longueur des jambes

Acquises :

  • Ostéonécrose de la tête fémorale (cortisone, alcool, drépanocytose)
  • Séquelles de fractures
  • Inflammations (polyarthrite rhumatoïde)
  • Infections anciennes
  • Maladie de Paget

Le diagnostic de coxarthrose

L’examen clinique

Le chirurgien recherche :

  • Boiterie à la marche (boiterie d’esquive ou de Trendelenburg)
  • Limitation des mobilités (notamment rotation interne précoce)
  • Douleur à la palpation trochantérienne et inguinale
  • Tests spécifiques (test FABER, FADIR pour le conflit)
  • Évaluation de la longueur des jambes

Les examens d’imagerie

Radiographies (examen de référence) :

  • Bassin face en charge : vue d’ensemble
  • Faux profil de Lequesne : profil exact de chaque hanche

Signes radiographiques de coxarthrose :

  • Pincement articulaire (perte d’épaisseur du cartilage)
  • Ostéophytes (becs osseux)
  • Sclérose osseuse sous-chondrale
  • Géodes sous-chondrales
  • Évolution selon les stades de Kellgren et Lawrence (stades 1 à 4)

Autres examens (selon contexte) :

  • TDM : qualité osseuse, planification pré-opératoire
  • IRM : si suspicion d’ostéonécrose ou de conflit fémoro-acétabulaire
  • Bilan biologique : élimination d’une pathologie inflammatoire

Le traitement médical (en première intention)

Mesures hygiéno-diététiques

Perte de poids :

  • Facteur majeur d’amélioration
  • Chaque kilo perdu = 3-4 kg de moins sur la hanche
  • Bénéfice immédiat sur la douleur

Adaptation des activités :

  • Privilégier vélo, natation plutôt que course
  • Marche nordique avec bâtons (décharge partielle)
  • Marche en piscine, aquagym
  • Yoga, Pilates adaptés

Aides à la marche :

  • Canne dans la main opposée à la hanche douloureuse
  • Décharge partielle de l’articulation
  • Soulagement immédiat

Traitement médicamenteux

Antalgiques :

  • Paracétamol en première intention
  • Antalgiques de palier 2 (codéine, tramadol) si insuffisant
  • AINS ponctuels (durée courte, surveillance)

Anti-arthrosiques (efficacité modérée) :

  • Glucosamine, chondroïtine sulfate
  • Diacéréine

Infiltrations

Cortisone :

  • Réalisée sous échographie ou radioscopie
  • Effet rapide (24-48h) sur la douleur
  • Durée variable (semaines à mois)
  • Maximum 3 par an

Acide hyaluronique :

  • Moins efficace que pour le genou
  • Coût non remboursé

PRP (plasma riche en plaquettes) :

  • Indication discutée
  • Coût non remboursé

Kinésithérapie

Rôle essentiel :

  • Renforcement musculaire (fessiers, quadriceps)
  • Étirements (psoas, adducteurs)
  • Travail postural
  • Conseils sur l’hygiène articulaire
  • Programme à domicile

Quand envisager la chirurgie ?

La prothèse totale de hanche (PTH) est envisagée quand :

Symptômes invalidants :

  • Douleur permanente, y compris la nuit
  • Périmètre de marche < 500 m
  • Retentissement majeur sur la qualité de vie

Échec du traitement médical :

  • Au moins 6-12 mois de traitement bien conduit
  • Persistance des symptômes

Radiographies avancées :

  • Pincement majeur ou disparition de l’interligne
  • Stade 3-4 de Kellgren et Lawrence

Patient motivé :

  • Compréhension de la chirurgie et de la rééducation
  • Capacité à participer activement à la récupération

Pas d’âge limite formel

  • Âge moyen : 65-75 ans
  • Possible avant : selon symptômes et qualité de vie
  • Possible chez les sujets très âgés : selon état général

La prothèse totale de hanche

Cette intervention est détaillée dans notre article dédié sur la PTH, avec :

  • Les composants prothétiques
  • Le choix de la voie d’abord (antérieure ou postérieure)
  • La récupération mois par mois
  • Les résultats attendus
  • Les sports possibles à long terme

En résumé :

  • Intervention de 60-90 minutes sous anesthésie locorégionale
  • Hospitalisation : 1-3 nuits (parfois ambulatoire)
  • Marche le jour même ou le lendemain
  • Reprise des activités quotidiennes : 4-8 semaines
  • Disparition de la douleur dans 95% des cas
  • Durée de vie : 15-25 ans

Conseils pour ralentir l’évolution

Si vous êtes en début de coxarthrose, plusieurs mesures peuvent ralentir l’évolution :

Maintenir une activité physique adaptée

✅ Vélo (excellent pour la hanche) ✅ Natation (tous styles, brasse à modérer) ✅ Marche modérée ✅ Aquagym ❌ Course à pied intensive ❌ Sports d’impact répétés

Perdre du poids si surpoids

  • IMC < 25 idéalement
  • Perte de poids progressive
  • Suivi diététique si nécessaire

Soulager mécaniquement

  • Canne du côté opposé
  • Chaussures amortissantes
  • Adaptation du poste de travail

Surveiller régulièrement

  • Consultation annuelle si symptômes débutants
  • Radiographies de suivi
  • Adaptation des activités selon évolution

Questions fréquentes

À quel âge commence la coxarthrose ?

La coxarthrose primitive débute généralement après 50 ans. La forme secondaire (dysplasie, conflit) peut apparaître beaucoup plus tôt, parfois dès 30-40 ans. Le diagnostic et la prise en charge précoces sont importants pour ralentir l’évolution.

Faut-il attendre que la hanche soit “complètement usée” pour opérer ?

Non, ce serait une erreur. Une hanche très détruite donne une chirurgie plus complexe et une récupération plus difficile. L’idéal est d’opérer quand la douleur et la limitation fonctionnelle deviennent invalidantes, même si la radiographie n’est “que” au stade 3.

La coxarthrose se guérit-elle ?

Non, la coxarthrose ne se guérit pas. C’est une maladie évolutive. Cependant :

  • Son évolution peut être ralentie par l’hygiène de vie et la kinésithérapie
  • Les symptômes peuvent être soulagés par les traitements médicaux
  • La chirurgie (prothèse) résout définitivement le problème en remplaçant l’articulation

Quels sports puis-je continuer avec une coxarthrose ?

Privilégier les sports de décharge :

  • Vélo (excellent)
  • Natation
  • Aquagym
  • Marche modérée (canne si besoin)

À limiter :

  • Course à pied
  • Sports d’impact
  • Sports pivot

Combien coûte une prothèse de hanche ?

L’opération est intégralement remboursée par la Sécurité sociale et la mutuelle. Le Dr Moussadjy exerce en OPTAM-CO secteur 2, ce qui limite les dépassements d’honoraires. Un devis détaillé vous est remis en consultation pré-opératoire.

Pourrai-je refaire du sport après une prothèse ?

Oui, la grande majorité des patients reprend une activité physique régulière après prothèse de hanche : marche, vélo, natation, golf, randonnée. Les sports d’impact (course) et de contact sont déconseillés pour préserver la durée de vie de l’implant.


Conclusion

Une douleur de hanche à la marche chez l’adulte mérite une consultation orthopédique pour identifier sa cause. La coxarthrose est la principale responsable après 50 ans.

Une prise en charge précoce permet :

  • De ralentir l’évolution (perte de poids, kinésithérapie)
  • De soulager les symptômes (antalgiques, infiltrations)
  • De planifier la chirurgie au bon moment si nécessaire

La prothèse totale de hanche, en cas d’évolution avancée, offre d’excellents résultats avec une disparition de la douleur dans 95% des cas et un retour à une vie active normale.

Le Dr Moussadjy consulte à la Clinique Saint-Faron (Mareuil-lès-Meaux, 77) et à la Clinique Paris-Lilas (Les Lilas, 93).

Pour prendre rendez-vous : Doctolib ou par téléphone au 01 82 22 84 86.


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